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L’article qui ne sert à rien

jeudi 3 janvier 2013

Pendant ces 10 mois et quelques de voyage, Camille a eu la bonne idée de compiler plein d’informations non essentielles (enfin ça c’est Mathieu qui le dit :))

Et elle a décidé d’en faire le compte-rendu… C’est parti!

Nous avons pris 30 avions pendant l’année. Nous n’en n’avons loupé qu’un (mais c’est pas de notre faute y’avait pas de bus..) et au final nous l’avons pris le lendemain. C’était d’ailleurs notre vol le plus court, le Moorea-Tahiti,10 mins de vol top chrono.  Le trajet le plus long était le Tokyo-Katmandou avec escale à Hong-Kong, arrêt à Bangkok puis 14h d’escale à Dehli avant enfin une arrivée à Katmandou le lendemain.

Au jeu des sacs à dos (à celui qui arrive en premier sur le tapis roulant de l’aéroport), Mathieu bat Camille 9 à 7 (on sait, il en manque quelques uns : pour les autres vols on avoue, on a oublié de le noter). Il me fait ajouter qu’une fois son sac était même le premier de toutes les valises (mais ça ça compte pas, c’est grâce à la carte gold de papa…)

Pour ce qui est des bus on a arrêté de compter les heures après notre premier bus de nuit… Pour donner une idée, on a pris 25 bus de nuit et 35 de jour… Par contre on vous assure que ça en fait pas mal, des heures à regarder des films pourris (souvent en espagnol d’ailleurs) ou à essayer de dormir (enfin Mathieu n’a jamais eu trop de problèmes de ce côté-là). Quant aux trains, on en a pris uniquement au Japon, ailleurs ça n’a pas trop la côte! (sauf si on compte le train hypra touristique du Macchu Picchu, mais on n’a pas eu le choix!)

Au niveau magasins français qui s’exportent, on en a croisé certains : Carrefour en Argentine, Décathlon chez les Brésiliens, les hôtels Formule 1 en Amérique du Sud et à Sydney, Bata qui se retrouve au Chili, en Bolivie, au Pérou… mais personne n’arrive à la cheville de Coca Cola, disponible partout… du fin fond des montagnes Népalaises à la brousse Africaine! Respect.

Nos 10 mois 1/2 se sont passés sans encombre même si on a eu un peu l’impression de porter la poisse aux pays qu’on visitait… ils se passaient des choses soit avant, soit après notre passage…

Le Brésil a eu des coulées de boue avant notre passage, Christchurch et le Japon ont connu leur séisme avant notre passage (enfin pour Christchurch des répliques ont eu lieu alors qu’on était en Nouvelle-Zelande mais on a rien senti), un avion s’est crashé en Argentine après nous (pour le crash d’avion au Népal c’était avant nous!), le volcan chilien a décidé de se réveiller une fois qu’on était parti… NYC a connu un séisme et une tempête tropicale après notre départ… Et en ce qui concerne les élections présidentielles croisées pendant le voyage, tout a été plutôt calme! Bon, c’est vrai, on a vécu sous couvre-feu au Burkina mais ça a été pire ensuite!

En 2011, on a loupé la naissance de Nathan, Chloé, Raphaël et Louis… et une Océane née à Ouagadougou ! ça nous a fait des câlins à rattraper. Et puis tout le monde en a profité pour déménager, on a eu du mal à gérer les adresses de cartes postales parfois!

Nos poids ont fluctué au fil des mois (avec une grosse chute post-Burkina) mais on revient quasi au poids de départ. Nous avons découvert la durée de vie réelle de certains produits… Pour une utilisation quotidienne, nos déos duraient 3 mois et idem pour les savons (record pour notre savon acheté à NYC début juillet qui est décédé mi novembre à Katmandou! Paix à son âme).

On recommande quelques films qui nous ont accompagné pendant nos pérégrinations: « Carnets de Voyage » sur le Che pour voir l’Amérique Latine, « Cusco, l’empereur mégalo » (« The emperor’s new groove » en VO) pour les incas, « Rio ne répond plus » d’OSS117 (parce qu’on avait oublié qu’on voyait Iguazu en plus!), les nouveaux épisodes d « Hawaii 5-0 » (avec un beau gosse en plus), « Lost in Translation », « Le voyage de Chihiro »… et on en oublie sûrement!

On remercie encore tout les gens adorables qui nous ont accueillis, hébergés, ou même tenus compagnie durant cette année: Luc&Monique, Jennifer&James, Airelle&Igi, Christine&Steve, Anne&Mathias, la famille Moore, la famille Reynaud, Christophe, Arnaud… ça faisait du bien:)  Et les moins connus ou inconnus rencontrés au hasard d’une auberge ou via AirBnB qui ont fait de notre tour du monde ce qu’il a été…

Mais surtout, on a passé 10 mois 1/2 de voyages, de bonheurs, de découvertes, on s’aime toujours, mais ça fait du bien d’être rentré aussi!

Nepal Trek

jeudi 3 janvier 2013

Camille ayant eu peur de devoir trop marcher, nous avons opté pour un petit trek d’une durée de 8 jours, a raison de 4-5h par jour.  Il y a 2 grands itinéraires au Népal : soit on rejoint le camp de base des Annapurnas, soit le camp de base de l’Everest. Nous, nous avons fait un mix entre plusieurs boucles pour pouvoir y aller à notre rythme et nous sommes arrêtés à l’étape juste avant le base camp des Annapurnas.

Au niveau du trek, soyons francs, nous avons été franchement déçus par notre guide. Il nous avait été présenté comme un vrai guide, bilingue anglais de surcroît. En gros, il parlait aussi bien l’anglais que nous le népalais et  il n’a pas pu nous expliquer grand chose sur les « villes » que nous traversions, les cultures ou encore la vie des népalais. En même temps il aurait eu un peu de mal, son job consistait apparemment à rester quelques centaines de mètres devant nous. Pour nous montrer le chemin sûrement, sauf que c’était une véritable autoroute : il aurait fallu être aveugle et sourd pour se paumer tellement le chemin était fréquenté. Heureusement qu’il était là pour nous commander à manger (enfin c’était dahl bat la plupart du temps, ou riz blanc pour Camille, allergique au curry…), même si la plupart des gens que l’on rencontrait parlait mieux anglais que lui! Et puis, on s’est vite rendu compte qu’on aurait pu marcher plus longtemps chaque jour.

En gros, le programme était toujours le même, quoiqu’on puisse lui dire sur une éventuelle adaptation des horaires ou du rythme : il nous réveillait tôt le matin pour commencer à marcher à 8h sauf qu’au final on arrivait dans les villages à 12h. Ce qui aurait été plutôt agréable s’il y avait quelque chose d’autre à faire qu’attendre le soir : les villages étaient en fait la plupart du temps un amas d’hôtels et d’auberges accueillant les marcheurs fatigués en fin de journée. Rien de typique, et rien à faire que d’attendre le reste de la journée à « l’hôtel » à lire (ou réfléchir éventuellement, mais on n’avait pas emmené trop de trucs qu’on avait jugés inutiles comme le jeu de cartes, le tricot de Camille ou la radio histoire de ne pas trop charger le porteur) ou à « visiter » ses environs (si, si, c’est joli les montagnes, mais ça reste toujours un peu la même chose!). En fait novembre c’est la grosse saison pour les treks (il fait pas encore trop froid) et il avait peur que les hébergements soient complets si on partait plus tard (ce qui, vu le nombre d’hébergements et les horaires d’arrivée des marcheurs, semblait peu probable). Et qui dit haute saison dit beaucoup de marcheurs. Honnêtement parfois le chemin était plus qu’encombré, pire que le périph’ presque. C’était plutôt fatiguant de se faire doubler par 15 personnes à la minute juste parce qu’on avait envie de marcher en profitant du paysage (en même temps, pas de raison de se presser pour arriver à midi et ne rien faire là-bas). On pense qu’il y en a même quelques uns qui tentaient de battre le record du monde de la descente/montée la plus rapide… Par contre, c’était plutôt agréable d’arriver avant tout le monde pour profiter de l’eau chaude (enfin, à peine tiède) : quand il y en avait, c’était en quantité plutôt limitée, et on était bien content d’arriver les premiers sous la douche!

Mis à part ces détails plutôt techniques, les montagnes sont très belles. La vue en marchant est plus que magnifique. Nous sommes partis avant l’aube un matin pour voir le soleil se lever à Poon Hill. L’escalade à 5h du matin, dans le froid et en rang d’oignons, en valait le coup : la vue était formidable et l’instant, magique. Marcher au milieu des terrasses, des prairies toutes vertes, sous le soleil c’était plutôt chouette. Si c’était à refaire, nous le referions sûrement mais on partirait tous les 2, sans guide, sans porteur (qui ne servait pas à grand chose au final vu le poids du sac, sauf à nous distraire du guide qui nous énervait souvent) et sans trajet bien défini.

Une fois nos 8 jours de marche effectués, nous sommes repassés par Pokhara (toujours des nuages sur le lac, on le verra jamais ce ‘superbe paysage’ dixit le guide), avons repris notre fameux bus pour Katmandou, avons failli mourir une fois ou deux (en fait, la marche reste le moyen de transport le plus sûr au Népal) et avons profité des derniers jours de notre tour du monde.

Le trajet Kathmandou-Delhi-Londres s’est fait comme à l’aller avec une escale de 14H dans l’aéroport de Delhi. Mais cette fois, grâce à British Airways, nous avons pu accéder à la zone d’embarquement des riches (avec restaurants, duty free, librairies et fauteuils entre autres) au bout de 2h. En plus, la dame était très gentille, elle a ouvert la réservation plus tôt rien que pour nous et nous a donné les sièges avec le plus d’espace pour les jambes…  Air France, prends en de la graine! Notre dernier repas du tour du monde (eh oui, on commence à compter en « dernier » après ces 11 mois) a été pris au MacDo de l’aéroport… Mais attention un menu MacMahrajah s’il vous plaît (un peu d’exotisme tout de même)! Puis nous avons essayé de nous trouver un endroit où dormir avant d’embarquer pour notre vol Delhi-Londres, ce qui fut plus agréable qu’à l’aller devant l’abondance de fauteuils (encore que tous les fauteuils couchettes étaient déjà pris).

Et le 16 novembre 2011 nous avons enfin atterri en Europe, à London Heathrow. Quelques « minutes » de métro plus tard (ça reste le métro londonien tout de même!) et nous avons pu retrouver le véritable confort d’une maison (et Camille en a profité pour retrouver sa famille, accessoirement). Genre un vrai lit (et le même plusieurs jours d’affilée!), une douche chaude (tous les jours si on voulait), et des gens qu’on connaissait , qui parlaient français et qui nous chouchoutaient tout autour de nous. Le pied, quoi.

Les 15 jours qui ont suivi nous ont permis de nous ressourcer en famille, de revoir tout le monde, de se goinfrer de nourriture française (et anglaise) et de se refaire des ciné/bières/balades dans Londres ou Lille.

Et puis, le 1er décembre 2011 nous avons enfin retrouvé Paris. Mais ça, c’est une autre histoire…

Les chemins de Katmandou

jeudi 3 janvier 2013

(ces derniers articles sont ajoutés très tardivement, mais comme ça vous avez le droit à la fin de l’histoire)

Mercredi 2 novembre 2011.

Réveil à Tokyo puis en route pour Narita : une longue journée nous attend… Première partie du vol, sans encombre : Tokyo-Hong Kong. Petite escale à Hong Kong, changement d’avion et c’est reparti, pour un Hong Kong-Bangkok cette fois. Ce ne sera qu’une escale technique à Bangkok, qui nous permet de voir la ville submergée par les inondations et de renouveler quasi tous les passagers : l’avion se vide et se re-remplit d’Indiens cette fois… L’ambiance change du tout au tout : feutrée et tranquille avant, ça devient rapidement un vrai boxon ! Tout le monde cherche sa place, veut en changer, appelle ses amis à l’autre bout de l’avion, essaie la TV (qui ne marche pas vu qu’on n’a pas encore décollé), l’inclinaison de son fauteuil (tiens, on peut s’allonger presque complètement ? oui, oui, tu m’as juste broyé les deux genoux au passage mais c’est possible) ou le bouton d’appel de l’hôtesse (pour demander un verre d’eau puis le ramasser… pour rappel, on n’a toujours pas décollé…). Puis Bangkok-Dehli. « Petite » escale de 14h dans la zone internationale de l’aéroport (ben oui, on a pas de visa pour l’Inde). Pas celle avec les boutiques et les fast-food, non celle qui est juste avant avec juste des toilettes et un vendeur de sandwiches et surtout du personnel (de l’aéroport, des compagnies, des sociétés de services…) qui nous explique qu’on doit attendre 2h avant le décollage de notre avion pour pouvoir passer de l’autre côté… Et nos bagages qui se baladent quelque part dans l’aéroport en attendant que quelqu’un se décide à les enregistrer pour le bon vol (le principe étant que la compagnie qui nous a emmené jusque Dehli doit se débrouiller pour les récupérer et les filer à la compagnie qui nous emmène à Katmandou, qui elle se débrouille pour les enregistrer, tout ça pendant que nous, on reste bloqués là-haut)… Bref, on prend notre mal en patience, de toute façon, on était prévenus. Et préparés en fonction. On sort les bouquins, les ipods et les duvets, on cherche un endroit tranquille pas trop loin (derrière la plante verte à côté du tapis roulant) et on met le réveil pour le lendemain matin. L’avion décolle à 10h, on nous a dit d’être là pour 8h, on se réveille donc à 7h. Camille part aux toilettes et là Mathieu se fait agresser par un gars de l’aéroport (en anglais, avec l’accent indien, alors qu’il vient de se réveiller et a encore la bouche pâteuse, faut remettre les choses dans leur contexte) qui lui explique que ça fait 2H qu’il nous cherche, qu’on n’avait pas à être là, qu’on n’avait même pas à dormir de toute façon et qu’il nous avait cherché partout… Petit moment de panique : l’avion décolle plus tôt ? A déjà décollé même ? Non, non, pas du tout, c’est juste qu’il nous cherchait… On récupère nos boarding passes, on tente une première fois de passer la sécurité, on ouvre nos sacs, on se fait fouiller et on nous explique que si notre carte d’embarquement n’est pas tamponnée, on ne passe pas. Camille repart en arrière, fait tamponner les cartes… et se refait fouiller, au cas où elle aurait embarqué une bombe entre temps… Et là on arrive dans la VRAIE zone internationale de l’aéroport avec distributeurs de billets, restaurants, duty free, marchands de journaux, fauteuils, transats et même hôtel. Sauf que là, tout est fermé et que de toute façon, l’avion décolle dans 3h. Et qu’ils commencent à monter dedans 2h avant… Dernière partie du trajet, Dehli-Katmandou, avec les mêmes Indiens que la veille dans l’avion, sauf que là on est trop HS pour s’exaspérer…

Arrivés enfin à Katmandou, on passe la douane (enfin ça nous prend 2 heures quand même, ils sont plutôt tranquilles) et on se fait accueillir par un représentant de notre agence de trek. En fait, on a réservé un trek dans les Annapurnas quelques mois plus tôt par internet, avec hébergement à Katmandou, logements pendant le trek, guide, porteur et nourriture. Le tout nous était revenu un peu cher mais paraît que comme ça tout le monde est bien payé et personne n’est réduit en esclavage par les intermédiaires ! Donc là, c’est grand luxe : on vient nous chercher à l’aéroport et on nous amène jusque l’hôtel.

Une fois installés à l’hôtel nous décidons d’aller explorer un peu la ville. Et là ça nous rappelle l’Afrique. Rien à voir avec les routes ordonnées et plutôt silencieuses du Japon. Ici c’est moto, piétons, voitures, et klaxons à gogo ! On explore les alentours, on va diner dans un restaurant tibétain (on n’a pas trouvé de restaurant népalais!) et puis on rentre se coucher, parce que oui, on est un peu fatigués par ce trajet à rallonge.

Le lendemain on retrouve notre fameux lonely planet et ces walking tours. Ça nous permet de visiter le centre (dont le quartier touristique où il faut payer pour se balader) et plein de petits temples aux alentours. L’air est un peu pollué et bruyant mais on se dégote quand même un restaurant avec vue panoramique sur Katmandou.

On passe 2 jours à se balader dans la ville, faire les boutiques, acheter des souvenirs, se faire proposer de l’herbe (et oui, on est blanc donc on vient forcément pour fumer des joints en mode peace and love..), s’équiper pour le trek le tout dans un gros brouhaha ambiant. On papote aussi avec un groupe de marcheurs français qui vient juste de rentrer d’un trek « quoi, Carla Bruni a accouché ?? » et oui, les informations essentielles n’arrivent pas jusqu’à l’Everest. En parlant du mont Everest, pour l’instant c’est l’affluence au sommet, le temps est mauvais, les avions n’arrivent plus à aller jusque là (oui, il y a un aérodrome pas loin du plus haut sommet du monde) et ils commencent à se dire que la nourriture va manquer. Heureusement pour nous, et contre l’avis du lonely planet qui nous met en garde contre les transports en commun népalais, nous prenons le bus pour rejoindre le début du trek.

Après ces 2 jours à Katmandou, nous partons en bus pour Pokhara. 200km, 6h de bus minimum. En même temps  vu l’état des bus… Ils sont tellement vieux qu’ils atteignent à peine le 50km/h, voire moins lorsqu’ils essayent de se doubler, en montée et dans un tournant… Je vous laisse imaginer la distance qui sépare le bus du ravin. Une fois à Pokhara, on essaie d’aller se balader histoire de voir les montagnes se refléter dans le grand lac de la ville, il paraît que c’est magnifique… Mais ce sera pour une autre fois, car malheureusement les nuages sont au rendez-vous et occultent l’horizon.

 

Pas grave, on essaiera de voir ça au retour!

Hiroshima mon amour

dimanche 17 juin 2012

L’hôtel n’est pas franchement donné à Hiroshima (beaucoup de touristes… c’est peut-être la ville où l’on a vu le plus de « blancs » au Japon…), donc on se rabat sur l’auberge de jeunesse, dortoirs de 16 personnes (heureusement qu’il y a quelques cloisons amovibles et rideaux…) et table pour manger devant l’escalier… Un peu glauque mais plutôt confortable au final.

Le lendemain de notre arrivée à Hiroshima, nous décidons d’aller directement à Myajima, histoire de ne pas souffrir trop du mauvais temps. Parce qu’à Hiroshima, il pleut à verse depuis qu’on y est arrivé et que la météo prévoit juste une accalmie pour ce jour.. Myajima, c’est une ile en face d’Hiroshima (enfin, en fait, Hiroshima c’est sur plusieurs iles). On prend 2 trams puis un ferry et on arrive à notre destination. Où il ne fait pas si beau que ça, mais au moins, il ne pleut pas. Pour l’instant.

Et on retrouve nos amis les daims en liberté ! ça faisait longtemps ! (Mais là comme Arnaud ne nous avait pas dit de leur donner à manger, ben on l’a pas fait !). Ils nous avaient presque manqué !

L’autre spécialité de Myajima c’est les petits biscuits en forme de feuille d’érable fourrés à plein de parfums différents, particulièrement bons… Bon ok, Mathieu dirait lui que l’autre spécialité  c’est le temple rouge en plein milieu de l’eau. C’est juste un des plus connus, sûrement le plus photographié au Japon. En fait le temple en lui-même est sur pilotis, en contact avec la terre ferme, mais, si on veut respecter les traditions, on doit passer sous le portail au milieu de l’eau pour pouvoir y entrer… Du coup, des barques bondées de gens n’arrêtent pas de passer en dessous (et autour, histoire de pouvoir prendre quelques photos tout de même) pour un prix presque modique… Nous, on a préféré marcher, se promener dans le petit village, voir les autres temples, goûter à la spécialité salée du coin (les huîtres, que ce soit panées, grillées, en soupe ou en salade…), se faire tremper un peu (la pluie nous a rattrapés) et finalement reprendre le ferry pour l’auberge… Un petit tour au seven eleven, on mange devant notre escalier et hop, au dodo…

Dimanche 30 octobre, les musées sont fermés, les parcs arrosés par une pluie fine et persistante, on se dit pas de chance… Sauf que contrairement à presque tous les pays visités jusqu’alors, tout n’est pas nécessairement fermé ici ! On en profite pour se reposer, et faire quelques emplettes, les rues commerçantes de Hiroshima ayant l’avantage non négligeable d’être abritées de la pluie qui ne veut pas s’arrêter… Et puis, c’est aussi l’occasion  de renouveler notre (petite) garde-robe et de trouver de quoi se réchauffer un peu lors de notre trek dans le prochain pays (le Népal)… Heureusement Uniqlo est là pour nous pourvoir en chaussettes, t-shirts et autres accessoires « heat tech » pas trop chers. Certes les gabarits ne sont pas les mêmes (les manches sont forcément trop courtes pour Mathieu, et les chaussettes un peu justes… à croire que les japonais sont tous petits !) mais ça fera l’affaire ! On en profite aussi pour trouver une nouvelle paire de lunettes de soleil, Mathieu ayant oublié les siennes dans le train pour Osaka… On avait entendu dire qu’on ne perdait rien au Japon, qu’il y avait toujours une bonne âme pour amener ce qu’on perdait aux « objets trouvés », faut juste pouvoir trouver le bureau des objets trouvés (pas évident dans l’immense gare d’Osaka, on vous met au défi) et laisser le temps à l’objet en question d’arriver jusque là -compter 3 à 5 jours quand même… et on ne les avait pas :’(

Lundi, pour notre dernier jour à Hiroshima, on décide tout de même d’aller voir l’incontournable, à savoir le mémorial de la bombe A. Et ça tombe plutôt bien, le soleil a décidé de faire une apparition… Première étape, le dôme de Genbaku. A l’origine, c’était le palais d’exposition industrielle de la ville. On ne vous rappelle pas l’histoire, la première bombe atomique a explosé juste au-dessus du dôme : le souffle a rasé quasiment toute la ville autour sur des dizaines de kilomètres, mais le palais est resté debout… Impressionnant et très émouvant. Tout a été reconstruit autour mais le palais se dresse toujours là, histoire de nous rappeler ce qu’il s’est passé ici il y a à peine plus de 65 ans, avec l’espoir que cela ne se reproduise plus…

Direction le parc du mémorial pour la paix ensuite, endroit calme et serein, jalonné de divers monuments commémoratifs. Le cénatophage, au milieu du parc, est une sorte d’arche sous laquelle brûle la flamme de la paix, qui ne devra être éteinte que lors de la destruction de la dernière arme atomique sur terre. Mais le plus émouvant est le monument de la paix dédié aux enfants, en hommage à une petite fille qui avait survécu au souffle de la bombe mais avait été complètement irradiée. A 12 ans, elle développa une leucémie. Cloîtrée à l’hôpital, elle décida de ne pas perdre espoir et de plier des grues en papier, symbole de longévité au Japon. Selon une ancienne légende, quiconque plierait 1000 grues en origami verrait son vœu de longévité, de santé ou juste de bonheur exaucé. Elle ne réussit à en plier que 644 avant de mourir mais son histoire a tellement ému qu’un monument lui fut dédié, à elle et à tous les enfants décédés des suite de l’exposition aux radiations. Autour du monument, on peut voir des milliers de grues de toutes les couleurs, pliées par autant d’enfants encore de nos jours… Pour terminer cette journée, on visite le musée du mémorial qui retrace l’histoire de la catastrophe, montre les retombées plusieurs décennies après, recueille les noms de toutes les victimes, sur le moment ou des années plus tard, expose les fameuses grues en papier de la petite fille ou encore tous les courriers écrits par les maires successifs de Hiroshima à tous les présidents lors de leurs essais atomiques ou de leur refus de désarmement pour leur rappeler ce que leurs armes peuvent faire comme dégâts (De Gaulle ou plus récemment Chirac en ont reçu quelques uns)… Pas très joyeux, mais on ne pouvait vraiment pas passer à côté…

Ensuite, on rentre à l’auberge, on récupère nos affaires et on retrouve un moyen de transport qui nous avait bien manqué : le bus de nuit ! Version japonaise, ça donne toujours des fauteuils bien flashy, roses ou bleus,  pas mal de place, et une sorte d’auvent au-dessus de nos têtes pour se mettre en mode isolé de tout ce qu’il se passe autour… Le chauffeur démarre et un autre employé passe dans le bus pour fermer tous les rideaux (même celui séparant la cabine du chauffeur du reste du bus). Résultat, c’est l’obscurité totale dans le bus. Ou presque, Mathieu voulant absolument regarder quelques séries sur l’ordi, ça éclaire la moitié du bus !

On arrive le lendemain matin sur Tokyo et on retrouve notre première auberge, toujours aussi accueillante. Une douche et un petit-déjeuner plus tard, et on se dirige vers Ueno park, une sorte de central park à la mode japonaise, avec étang à nénuphars, temples et plein de monde, forcément… On y flâne tranquillement, mange notre dernière bento box de chez Lawson et s’y repose un peu. Le soir, on visite l’immeuble d’Asahi (l’auberge était juste à côté, Mathieu ne voulait le manquer pour rien au monde !) mais on oublie la bière au bar en haut, juste hors de prix… Puis, on tente un dernier sushi bar pas très loin, très décevant après celui d’Osaka, et on rentre préparer nos affaires pour notre long, très long voyage du lendemain…

Dans le Kansai (part 2)

dimanche 27 mai 2012

Lundi 24 octobre nous nous réveillons donc à Osaka. La matinée va être plutôt calme après la journée marathon d’hier. Et puis surtout, à Osaka, on vient pour manger, pas vraiment pour visiter (ça c’est Arnaud qui le dit, et on peut lui faire confiance !). Le midi on va donc manger dans un petit restaurant (toujours aussi bon) et on se balade dans DenDenTown, la partie de la ville pleine de petits magasins d’électroniques, de jeux vidéos, de boutiques de mangas… Mathieu ne sait plus où donner de la tête encore une fois! On visite les arcades commerçantes… On rentre même dans un de leur « casino » où ils jouent au pachinko, sorte de croisement entre le flipper et la machine à sous made in Las Vegas… Ils jouent avec des mini billes en métal et non pas des jetons (on n’a pas trop compris comment ça marchait mais ça fait un sacré boucan !). Et dès qu’il fait nuit on se balade dans Dotombori, le quartier aux nombreuses enseignes tout en  néons et… restaurants évidemment (on est à Osaka tout de même!).

Le soir, on décide d’aller prendre un bain histoire de se délasser. Parce que oui, dans l’hôtel, il y a des bains à la japonaise. Le bain est d’abord ouvert pour les hommes pendant une certaine plage horaire, puis c’est le tour des femmes. Mathieu va donc pouvoir tester en premier. Il descend donc au rdc , et se « change » dans un petit vestiaire (enfin il se met à poil quoi, tout vêtement y étant prohibé). Il faut ensuite déposer ses affaires dans un panier et aller se laver avant d’entrer dans le bain. Non, parce qu’il faut se laver (et pas qu’un peu) avant de pouvoir rentrer dans le bain. Et pour ça, rien de plus simple, on s’assoit sur un tabouret en plastique face à la douche (et au grand miroir) et s’astiquer chaque recoin du corps.  Se laver assis oui, oui, et pas debout (ils le reprécisent avec des panneaux précisant qu’il est interdit de prendre sa douche debout… faut croire que ça doit être important). Une fois bien lavé et bien rincé (devant le miroir il y a savon, shampoing et douche bien sûr), il peut aller dans le bain. Un bain très chaud et très agréable, si on ne sent pas gêné d’être nu avec les autres en rang d’oignons… Camille a eu plus de chance, elle a eu le droit d’être seule dans le bain…. Si ça c’est pas de l’immersion dans la culture locale !

Le lendemain, on se dirige vers Osaka-Jo, le château de la ville. Enfin le « château », reconstruit en 1931 comme au temps ancestral mais en… béton. Forcément, le charme antique a un peu disparu. On ne va pas entrer le visiter mais on profite de la vue depuis les douves. On va ensuite se balader sur les avenues de luxe puis dans le quartier Amerika Mura, espèce de quartier américanisé que certains jeunes trouvent cool, avec boutiques de fringues américaines, fast foods, etc…  Nous, on en a juste profité pour manger les fameux beignets de poulpes… Direction Umeda ensuite, le quartier de la gare d’Osaka et surtout quartier commerçant. On a encore passé 2h dans Loft à regarder leur papeterie, leurs gadgets et les bento box, leurs tupperwares super hightech ! Camille a décidément plus que hâte de voir une succursale s’ouvrir à Paris! Et on a fini la soirée dans Dotombori à manger de divines okonomyaki, ces espèces d’omelettes fourre-tout à la japonaise. Et effectivement Osaka, niveau gastronomie, rien à voir avec Tokyo… Cuites à la perfection par le chef en face de nous, elles étaient tout simplement délicieuses!

Mercredi 26 octobre, on laisse les gros sacs à dos à l’hôtel et on part pour la journée à Nara. 1H de train et 3 changements plus tard on arrive dans une petite ville avec un immense parc qui abrite plusieurs temples. Et dans le parc, plein de biches en liberté. A qui on peut donner à manger. Encore sur les conseils d’Arnaud, on a décidé d’acheter des biscuits et de les nourrir. De toute façon, il nous l’avait précisé : à Nara, on DOIT donner à manger aux biches. Elles aussi étaient au courant d’ailleurs, et c’était un peu la guerre pour 3 bouts de biscuits… Camille s’est fait pincer les fesses… Heureusement qu’ils coupent les bois des daims! Bref, on a aussi visité les nombreux temples au sein du parc, dont un très joli avec environ 500 lanternes en pierre à l’entrée. Une fois la balade de Nara terminée, on reprend le train direction Oji. De là on prend ensuite un taxi pur style japonais (berline noire, classe avec un joli napperon en dentelle sur les sièges arrières) qui nous emmène à notre auberge du soir… dans un temple. Au Japon, la classe au niveau tourisme c’est de dormir dans un ryokan, un hôtel de style traditionnel avec repas traditionnel servi en chambre… Mathieu nous a dégoté ce ryokan où en fait on dort au sein d’un temple bouddhiste. Comme on a imprimé l’adresse, le taxi nous y emmène plutôt facilement. On arrive dans un joli temple au thème « tigre » avec plusieurs statues de tigre façon manga. Les moines nous accueillent et on arrive à peu près à se faire comprendre, ce qui n’était pas donné dès le départ, les moines n’étant pas spécialement bilingues… Quelques soucis pour expliquer qu’au final on ne veut pas forcément aller à la prière avant le repas et quelques essais dans les bains histoire de voir si c’était l’heure des hommes ou des femmes (on avait fini par croire que les hommes ne se lavaient pas dans ce temple mais Mathieu arrivera finalement à aller se laver). La chambre est chouette, traditionnelle, pleine de panneaux coulissants et de nattes au sol. Et les matelas sont évidemment pliés dans un coin, à n’étaler que pour la nuit. Pour le repas, on a droit au repas traditionnel (enfin, on imagine) bouddhiste végétarien. Que l’on prend à genoux par terre avec 4 autres invités. Camille fait un énorme effort et mange quasiment tout (enfin sauf les petits trucs pas clair qui ressemblent à des yeux qui flottent dans un bouillon non identifié…. On avoue, on sait pas trop ce qu’on a mangé ce soir là). Nuit au calme, au fin fond du temple, seuls dans notre aile… Le lendemain, on a décidé de zappé la messe de 6h, mais on prend quand même le petit déjeuner (toujours végétarien bouddhiste, toujours à base de tofu, poissons et d’autres trucs pas clairs…) à 7h. Camille a un peu plus de mal… même si gentiment la dame propose de nous resservir par 3 fois du riz. Après ce petit déjeuner, on va visiter un peu le temple et le terrain avant que tout ouvre. C’est joli et très calme surtout, on ne croise que les moines!

Vu qu’on est prêt tôt, on décide d’aller à Arima Onsen, ville aux sources d’eau chaude (chaudement recommandée par Airelle&Igi). On reprend donc le train (après un arrêt pour prendre un café.. faut pas pousser quand même, le petit-déjeuner bouddhiste a ses limites !) et direction Arima Onsen donc. Et pour une fois il fait beau. On commence par se balader un peu dans la ville puis on va aux onsen (les sources thermales). Là c’est un peu le même principe que les bains à la japonaise sauf que l’eau est marron et bonne pour le corps… Et qu’il y a plus de monde qu’à l’hôtel! 1h30 plus tard, on ressort bien ressourcé et on va se balader dans les environs histoire de voir encore quelques temples ! Après tout ça, on se met en route pour retourner à Osaka, et retrouver notre petit hôtel. Pour le dernier soir à Osaka, on va dîner dans les sushis-roulants. Déjà qu’on aime ça, en plus ceux-ci sont d’Osaka et presque pas chers, c’est vous dire si on a fait un vrai festin !

Vendredi 28 octobre, on passe une dernière matinée tranquille à Osaka, on fait quelques emplettes pour la route au Lawson du coin puis on part pour Hiroshima en bus. Couleurs flashy mais bon confort (pas autant que les sud-américains mais quand même), on recommande pour ceux qui n’ont pas le fameux « Rail Pass »! Un aprèm dans le bus et on arrive à 20h à Hiroshima. Un peu de tram et on se pose à l’hôtel.

Dans le Kansai (part 1)

vendredi 23 mars 2012

Vendredi 21 octobre, on part de Tokyo pour rallier Kyoto. On avait tenté d’acheter le « Japan Rail Pass », un pass pas trop cher pour étrangers consciencieux qui s’y prennent un peu à l’avance (minimum 6 mois) et depuis chez eux pour voyager en illimité sur certaines lignes de train au Japon. Intéressant donc, sauf qu’on est tout sauf des voyageurs consciencieux qui s’y prennent à l’avance… Pas de « Rail Pass » donc pour nous mais c’était inimaginable qu’on aille au Japon sans tenter le Shinkansen, leur TGV local… On avait vu que les trains Tokyo-Kyoto étaient très fréquents (plus que les Paris-Lille, c’est pour dire…) donc on avait décidé de ne pas réserver de billets. On prend donc nos sacs à dos et on se dirige vers le guichet. Arrivés au guichet, la dame comprend qu’on veut aller à Kyoto et nous prépare nos billets. Et là ça prend juste 10 minutes : elle pianote pendant plusieurs minutes sur sa machine, en sort en billet… et le ré-introduit dans sa machine sur laquelle elle repianote pendant de longues minutes histoire de ré-imprimer un autre billet (mais en fait c’est le ticket de carte bleu qu’on doit signer) et elle continue de taper dans tous les sens sur sa machine et on a enfin…. 2 billets chacun (pour un aller simple). Oui, deux billets : le billet standard, et le billet pour le complément de prix vu qu’on prend le Nozomi (le super express quoi). Merci madame. On se dirige vers les portillons automatiques et là, petit blanc: on met lequel dans la machine ? Mathieu en essaie un, les portes ne s’ouvrent pas. Camille essaie le 2e, elles ne s’ouvrent toujours pas… Heureusement un agent nous fait signe de passer… les 2 en même temps ! (ba oui, on t’en donne deux, tu mets les deux dans la machine !). Ah bon, d’accord. Et effectivement, en faisant passer les 2 billets en même temps dans la machine, les portillons s’ouvrent ! Alleluia ! (En y repensant on s’est dit que si ça se passait pareil avec la SNCF, les agents feraient grève au bout de 10min). Bref, on prend finalement place dans le fameux Nozomi. Un joli train très aérodynamique, tout blanc… Il est certes un peu plus spacieux que notre TGV national mais sinon, ça n’a pas l’air beaucoup plus rapide. (comment ça on est chauvins ?). On quitte Tokyo, on traverse la campagne et on semble aller vers le soleil. Enfin !

Arrivés à Kyoto, on pose nos sacs dans une consigne (l’avantage au Japon c’est que toutes les gares ont des consignes, et qu’ils ne connaissent pas Vigipirate, ça fait plaisir aux sacs et aux dos surtout) et on part visiter la gare. La gare de Kyoto est assez récente et plutôt moderne : des ponts aériens, des centaines de marches qui montent jusqu’à un jardin en terrasse… Mathieu aime bien, Camille un peu moins. Toujours sur les conseils d’Arnaud, on se dirige vers deux temples qui ne sont pas loin de la gare. Dommage, le 1er est bâché… Encore des travaux… Bon, on repassera. On arrive au 2e, il est bâché aussi… Travaux ? Non, en fait c’est juste un énorme chapiteau parce qu’ils fêtent les 100 ans de leur église… On visite au pas de course avant la fermeture et on se fait embrigader par un moine qui, au début nous parle de l’histoire du temple, puis essaie de nous faire venir a une espèce de messe le lendemain histoire qu’on découvre la religion célébrée ici… Bien tenté monsieur ! Après ces petites visites, on reprend nos sacs direction l’auberge. Heureusement Mathieu a bien noté l’adresse sur le lonely planet et on ne se perd pas. Malheureusement, l’échelle de la carte est assez trompeuse, on marche pendant plus d’une heure, et les sacs commencent à peser… On y arrive finalement : une auberge de jeunesse tenue par des gérantes plutôt sympa avec une ambiance un peu « auberge espagnole ». On monte dans notre chambre et on teste pour la première fois les futons sur tatamis ! Plutôt confortable. Et pour la soirée, les jeunes filles qui tiennent l’auberge nous arrêtent alors qu’on ressortait : ce soir c’est sushi-night aux frais de la maison : l’occasion de papoter entre locaux et touristes…

Kyoto déborde de temples et Mathieu a gentiment mis à profit les 2h du Nozomi pour nous concocter une petite sélection des monuments à voir pendant ces 3 jours sur place. Le lendemain nous commençons donc par Shimogamo-jinja, un temple aux couleurs orangées au milieu d’un petit parc. Et comme chez nous, le samedi, c’est jour des mariages. On voit donc le coté mariage traditionnel avec kimono et coiffure assez « volumineuses ». (pour le reste, on voit que le mariage « américanisé » existe aussi…) . On se balade au milieu du temple puis on prend le bus pour aller voir Kinkaku-ji  (aussi appelé Pavillon d’Or). Et comme son nom l’indique, tout le toit et le 1er étage sont recouverts de feuilles d’or. Il a été rénové et il brille bien. On se promène dans le sens de la visite en passant devant le bâtiment puis au milieu d’un petit jardin à la japonaise. C’est vraiment joli. Le midi, on rentre dans un petit restau de ramen, histoire de gouter les nouilles au sarrasin. Pas toujours évident de choisir sur un menu sans photo, mais on s’en sort ! On reprend ensuite le bus pour aller à Nijo-Jo, le château de la ville. On arrive juste avant la fermeture donc on va directement visiter l’intérieur. Comme d’hab, la visite se fait en chaussettes et c’est assez marrant parce que les parquets sont de type « rossignol » c’est-à-dire qu’ils font un bruit (qui ressemble pas trop au son du rossignol mais bon…) quand on marche dessus, histoire de prévenir que quelqu’un arrive. Tout est fait de panneaux coulissants très joliment peints. C’est calme et très beau. On veut ensuite aller visiter le jardin…. Mais c’était sans compter sur la pluie! Enfin, pas la petite pluie de rien du tout qui passe en 2 minutes, non, là ça tenait plutôt du vrai déluge qui te trempait jusqu’aux os… Tout le monde essaie de trouver un abri autour du château en espérant que ça cesse…. En 30 minutes tout est inondé, les égouts débordent et les pompiers ont même été appelés… La visite du jardin se fait donc de façon très, très sommaire… On arrive quand même à repartir vers l’arrêt de bus pour rentrer à l’auberge. Kyoto c’est joli mais contrairement à Tokyo, les monuments sont distants les uns des autres et on a l’impression de passer la journée dans le bus.

Le dimanche, programme très chargé vu qu’il faut caser plein de temples à voir, la finale de la coupe du monde de rugby et le train pour Osaka. Commençons par le début. On pose les sacs à la consigne de la gare, puis on se dirige vers Shimbashi dori, la rue typique de l’ancien Kyoto avec petite rivière, lampions (et geishas le soir avec un peu de chance). On va ensuite faire un tour dans le temple de Chion-in aux bannières multicolores, puis le temple Nanzen-Ji et enfin le temple Eikan-Do, un de nos préférés avec son jardin (à la japonaise, forcément), des jolis bâtiments aux panneaux coulissants à l’intérieur, un buddha doré qui regarde par dessus son épaule, des passages couverts en forme de dragons et une pagode en haut d’une colline qui donne sur Kyoto. On se promène bien dans ce temple là avant d’aller prendre le chemin de la philosophie… Non, nous ne sommes pas partis réfléchir sur le sens de la vie, c’est juste le nom d’un petit canal bordé d’arbres où un philosophe (Kitaro Nishiba pour ceux qui veulent vérifier) aimait se promener histoire de réfléchir. OK, on a (un peu) réfléchi mais on s’est surtout arrêtés dans une pâtisserie avant de rejoindre Ginkaku-Ji (ou le Pavillon d’argent). Bon, là, contrairement au doré qui était plutôt beau, on a été un peu déçu. Faut dire que les temples, on commençait à connaître et qu’on n’a même pas vu l’argent en question…

On a ensuite changé carrément de style pour aller se poser dans un pub anglais, histoire de regarder France-Nouvelle Zélande. Le pub est à moitié rempli de français, à moitié rempli de néo-zélandais… avec des japonais au milieu, plutôt partagés. On passe sur la douloureuse défaite injustifiée au vu du match et blablabla et aux chiottes l’arbitre mais on a bien aimé, l’ambiance dans le pub était stressante mais ça a permis de bien vivre le match. Ensuite, c’était chronométré : on avait 15 min pour retourner à la gare, récupérer les sacs, prendre les billets, trouver le train et s’installer… On s’est un peu perdu dans le quartier, Camille n’arrivait pas à acheter les billets (ben oui parce que la machine version japonaise, on savait qu’il fallait repérer le prix avant d’acheter mais là il fallait mettre l’argent avant aussi… en même temps s’ils changent tout le temps leurs machines aussi…) Mais on a finalement pris notre train pour Osaka. Et on s’est enfin posés pour digérer la défaite (Mathieu était déçu, Camille carrément amère)…

Kyoto/Osaka/Kobe c’est un peu la banlieue parisienne. Tout est relié par un espèce de RER (enfin, plusieurs gérés par différentes compagnies avec des trains partant de différentes gares). Une fois arrivés à Osaka, on avait bien étudié quelle station prendre et on a atterri direct dans un mignon petit hôtel pas cher. Avec bain à la japonaise. Mais cette histoire là on la garde pour le prochain article !

Lost in Translation

samedi 10 décembre 2011

Dimanche 16 octobre au matin on quitte donc Tahiti pour le Japon. Arrivée le lundi 17 en début d’après-midi après environ 14h de vol (3e passage de la ligne du temps, ça va finir par devenir banal…) et retour en hémisphère Nord. Ça faisait longtemps. On reprend un rythme qu’on connaît : Octobre c’est l’automne,(et non plus le printemps). C’est Camille qui va être contente : elle n’avait toujours pas intégré la notion… « ah regarde des jonquilles c’est bizarre ! ah mais oui, c’est vrai on est au printemps ici… » . Environ 15 fois par jour, ça pouvait devenir lassant, hein Doris ?

Une fois à l’aéroport, heureusement on avait déjà étudié notre trajet jusqu’à l’auberge. Ben oui parce que y’a au moins 4 trajets différents avec autant de trains : le rapide, le semi-rapide, le presque lent ou l’omnibus. Evidemment, les prix sont en fonction. On sait ce qu’on veut, on demande un « limited express » (c’est pas le rapide malgré le nom…) au guichet et elle nous indique là où il faut changer de train. C’est parti pour 1h20 de trajet. On sait qu’on descend à la station « A9 » (le vrai nom par contre, on a pas retenu), on doit être à la « A21 », y’a plus qu’à compter… A peine descendu du train, on regarde un peu les indications et direct un monsieur nous demande (en anglais) où on va. « Asakusa » ?  Et hop on est orienté vers notre prochain train. On gère trop (merci monsieur) ! Et puis on a toujours le lonely pour nous emmener à bon port (et au cas où on se perd, suffit de s’arrêter 3 secondes avec le guide ouvert à regarder les rues et on nous propose de l’aide, ça va être difficile de se perdre ici !). Finalement on arrive à l’auberge, et le gars de l’accueil (qui parle anglais) nous apprend qu’on a été upgradé. La classe ! Alors qu’on avait déjà payé moitié prix sur internet… On nous avait dit que le Japon nous ruinerait, mais ça commence pas trop mal ! On va donc passer 3 nuits en « cabines », des espèces de boites en bois avec un lit à l’intérieur et sa propre lampe perso. On ferme la « porte » et hop, on est seuls au monde, même en dortoirs de 10. C’est marrant et assez cosy. Un peu fatigués, on décide de passer la fin de soirée tranquillou à l’auberge. Pour la visite ça attendra demain.

Mardi matin, on se met en route pour le temple d’Asakusa, dans notre quartier. C’est un joli temple avec un espèce de marché devant, mix de souvenirs et de nourriture. On s’initie à la culture bouddhiste-shintoiste et leur manière de faire des prières (enfin, plutôt des vœux). Petite introduction pour vous : déjà avant l’entrée au temple il faut se « purifier » en nettoyant ses mains et sa bouche, puis il faut aller devant une espèce de table à trou, où on jette une pièce. On tape ensuite 2 fois dans les mains, on s’incline, on tape a nouveau dans ses mains, on se ré-incline et on sonne la cloche. Et hop, si tout va bien, le vœu sera exaucé. On peut aussi mettre des messages de paix/d’amour sur des petites tablettes en bois accrochées dans l’enceinte du temple si on se sent inspiré. On essaie de naviguer dans la foule, on en profite pour assister à une procession (on n’a toujours pas compris ce que c’était, juste qu’il y avait un dragon et des femmes en habit traditionnel sur un char…) et on contemple la pagode à 5 étages ou les différents bâtiments éparpillés un peu partout… Ensuite, on prend le métro pour aller à Shibuya, connu pour son carrefour particulièrement fréquenté et sa statue de… Hachiko. Le chien. Mais si, vous le connaissez (enfin si vous avez bien tout lu du blog). Rappelez vous l’histoire du chien qui attend son maitre pendant 10 ans (alors qu’il est mort) et qu’on arrêtait pas de voir dans les bus sud-américains. Eh ben, Hachi était japonais et a sa statue à Tokyo. Après notre petit pèlerinage (on lui devait bien ça) et quelques photos depuis le Starbucks pour visualiser la foule, on prend un bon petit repas et on repart arpenter les différents quartiers. Shibuya, puis Shinjuku et son architecture. On monte prendre de la hauteur au sommet des bâtiments de la mairie puis on flâne dans le quartier : les buildings sont hauts et plutôt jolis. Et nous rentrons chez « nous » pour la soirée.

Mercredi 19 octobre, lever aux aurores pour aller au fameux marché aux poissons. On a décidé de ne pas faire la vente aux enchères du thon, parce que se lever à 4h pour du poisson… c’est pas notre truc. Surtout quand il n’y a pas de métro… Mais bon, ça nous empêche pas d’y être pour 6h… Le métro se met en route, les rues commencent à s’animer, et sur place c’est la grande agitation. Les porte-palettes conduisent à toute allure, les marchands crient, les poissons sont énormes et changent rapidement de propriétaire… c’est assez marrant. Bon c’est pas tout ça, mais là, il est 7h… On fait quoi maintenant ? Tout est fermé ! Direction un Starbucks. C’est pas qu’on soit fan, mais un truc ouvert pour un petit déjeuner et servant du café, ça court pas trop les rues. On prend bien le temps, on savoure notre café et on se remet en route. On passe par Ginza et ses grands magasins (équivalents Champs Elysées… Ils adorent Vuitton apparemment, il y en a un nombre de boutiques impressionnant !), tous fermés encore. On poursuit donc notre chemin et on arrive au Palais Impérial. On lit dans le guide que les visites sont sur rendez-vous mais on voit une file d’attente, donc on tente… Bien essayé mais un garde vient vérifier nos « invitations » et nous demande de nous retirer de la queue. Pas grave, les jardins restent visitables (enfin, une partie du moins), on va se balader un peu. Ça tombe bien, il fait presque beau. Si on excepte le ciel blanc, l’absence de soleil et la température pas très clémente… Mais le jardin reste plutôt pas mal ! Retour sur Ginza ensuite, histoire de manger un peu et de revoir les magasins, en mode ouverts et plein de clients cette fois. Et on visite Muji (pas franchement comme ceux qu’on connaît en France, ça tient plus du Ikea là). Et Camille découvre Loft. Un grand magasin bourré de gadgets, de tonnes de trucs inutiles, design et colorés. On a du mal à en partir !! On finit la journée à Akihabara, autre quartier de Tokyo. Cette fois c’est Mathieu qui est aux anges. Des boutiques de jeux vidéos partout, relayés par d’autres boutiques de mangas cette fois, des illuminations et… de jolies japonaises en mini (mais vraiment mini pour le coup) jupes et bas, habillées en soubrettes, vantant les mérites de leur « maid café » respectif (un café où le client y est tellement roi qu’il est appelé « maître »… pas clair tout ça rajoute Camille). On rentre tranquillement à pied le long du Sumida et on profite du coucher de soleil…

Jeudi, sur conseil de l’auberge et d’Arnaud, on décide de partir la journée à Nikko. C’est pas très loin en train et apparemment il y a plusieurs jolis temples à voir. On arrive tranquille à la gare et là, on bloque devant la machine qui vend les billets, en japonais évidemment. Ensuite, on comprend pas tout ce qui se passe : un monsieur nous adresse au guichet où une dame nous vend un billet combiné train + temples à prix réduit (le Japon est quand même le seul pays à pratiquer des tarifs plus avantageux pour les touristes que pour les locaux), nous indique l’horaire de départ du train et la voie. En moins de 10 minutes, on est installés dans le train ! Une fois arrivés, on suit tout le monde et on part visiter les temples inclus dans le billet… Premier temple, première surprise : il est en travaux. Et ici, en travaux, ça veut dire avec un immense préfabriqué construit autour pour monter les échafaudages etc… En gros, de l’extérieur, on voit juste un immense hangar blanc. Mais l’intérieur est très joli. Et on retrouve les mêmes systèmes de vœux, de prières accrochées partout… Et on continue notre balade : partout des temples (pas en rénovation cette fois), plus ou moins beaux, anciens ou ouvragés… C’est vraiment beau, dommage que le soleil ne soit, une fois encore, pas au rendez-vous… Mais on est en automne et les couleurs sont justes magnifiques… Verts, rouges, dorés ou orangés, la palette des couleurs paraît interminable ! On repart ensuite et passons la dernière soirée à Tokyo tranquillement…

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